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La tour et le moulin : des traces de la féodalité à Vaujours

Qu’ils aient eu un rôle utilitaire, décoratif ou de loisir, les colombiers, pigeonniers et moulins sont toujours le signe de la présence ancienne d’un fief seigneurial. Vaujours, terre agricole et comptant plusieurs seigneurs dans son histoire, ne peut donc que posséder, sur son territoire, un moulin.

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Et pourtant ! Hormis l’emplacement d’une croix sur la carte de Jean Delagrive et sa représentation sur une toile conservée dans l’école Fénelon, aucun document ne permet d’attester de la présence d’un moulin.

L’histoire raconte pourtant qu’un premier moulin situé au bord de la corniche Nord de Montauban fut sans doute brûlé par les huguenots en 1567. Un second aurait été reconstruit vers 1740. Il aurait ensuite été délaissé en raison de son accès difficile lorsque fut abolie la banalité au moment de la Révolution.

En 1840, une tour de sept étages d’allure « féodale » est érigée, probablement à l’emplacement de cet ancien moulin. Ce point stratégique fut utilisé comme observatoire lors de la guerre de 1870. Quelques années plus tard, elle devient en quelques sortes une attraction touristique. En effet, mon¬nayant 10 centimes en 1883, on pouvait accéder à son sommet et contempler le paysage. Moins de cinquante ans plus tard, lorsqu’elle se mit à pencher, cette tour a dû être en partie détruite jusqu’à son premier étage. Une autre tour fut alors construite en 1903. Ne comportant initialement que deux étages, on lui adjoignit rapidement un troisième. Un peu avant la guerre de 1914, la tour est transformée en guinguette.Toute la jeunesse du coin vient ici pour s’amuser.

Tout cela s’éteint en novembre 1978. Année où, dépourvue d’entretien, elle fut rasée. Il ne reste aujourd’hui que quelques pierres de ce point culminant de la ville.