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L’église, des traces de la famille De Maistre

La première pierre de l’Eglise actuelle fut posée par Jean Armand Philippe de Maistre le 7 juin 1769. Revêtue d’un enduit de plâtre, elle n’avait guère changé d’aspect jusqu’à son bicentenaire, en 1969, date à laquelle son enduit fut enlevé et non remplacé.

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Lors des travaux du nouveau presbytère en 1999, on découvrit que cette église était construite sur l’emplacement d’une église antérieure, trop petite et certainement vétuste dont le chevet était tourné vers l’Est conformément à l’usage.

Tout naturellement, quand Armand Jean Philippe de Maistre meurt en 1780, c’est dans l’Eglise qu’il avait fait rebâtir, qu’il voudra reposer. Il fut le dernier d’ailleurs dont l’inhumation dans l’église fut possible. En effet, la même année, un mur du cimetière des Innocents à Paris s’effondre.

L’arrivée inopinée de cercueils dans les caves des maisons voisines va faire prendre conscience du danger qu’il y a à conserver des cimetières dans les villes et à enterrer dans les églises. Ces considérations hygiéniques feront qu’à partir de cette date et de 1786 surtout, les inhumations dans les lieux de culte seront très limitées. Ainsi, la femme d’Armand Jean Philippe de Maistre et ses successeurs reposeront dans le petit cimetière particulier juste à côté. La famille de Maistre est resté jusqu’à la moitié du 19e siècle très impliquée sur la commune de Vaujours. Mais lorsqu’Armand Jacques René de Maistre perdit sa femme Caroline Le Fèvre d’Ormesson en 1849, il décida de se retirer dans le Berry. Dans le courant de cette même année, il fait peindre entre les fenêtres de l’église la litre funèbre aux armoiries des Maistre et des Le Fèvre d’Ormesson dont on voit toujours les traces et qui demeurent un témoignage de leur attachement à la fois pieux et familial pour ce lieu qu’ils avaient contribué à édifier.

Peu à peu, il se détachera de Vaujours. En 1840, il prêta le château, qui deviendra la future école Fénelon, à l’abbé Dubeau pour y recevoir les enfants démunis de la région parisienne afin de leur donner une éducation. En 1841, il consent une location du château avec 9 hectares de terre. Il vendra, peu de temps après tous les biens qu’il possède dans la commune.