La vallée de la joie

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VAUJOURS D'HIER

Publié par Ludivine Bonato

Vaujours d’hier est caractérisé, à la fois, par un nom ancestral et un passé marqué par des personnages figurant dans les livres de l’histoire de France.

Ce village est ancien, puisqu’il est cité dans des documents antérieurs au IXème siècle. Dans les archives du XIIème siècle, on le nomme Vallis Jost et Vaujoi (val de jost ou val de la joie). Les habitants étaient appelés les valjocien(ne)s.

Cette terre appartenait vers 1100 à Etienne de Senlis qui en fit don à l’abbaye Saint Victor de Paris.

Henri IV avait un pavillon de chasse situé dans une clairière, au flanc de la colline « Montauban » (rasé pour l’exploitation d’une carrière). Il a laissé son nom au lieu dit et au lotissement du « Vert-Galant ». A l’orée de beaux parcs dont les allées se perdaient jusqu’au canal, de belles demeures bourgeoises de styles Napoléon III. Ces dernières ont été démolies peu après la guerre.

Vaujours était jusqu’au début du XXème siècle le village des « pailleux ». La ville se caractérisait d’agricole par la présence de fermes dont il reste encore quelques «vestiges» (rue Alexandre Boucher et rue de l’église), avec une maison d’habitation qui donne sur un chemin et des granges percées d’un porche haut d’environ cinq mètres.

Economiquement, le commerce principal était la vente de la paille, né à Vaujours en 1850-1860. Les « pailleux » négociaient la paille, le fourrage et la litière. D’autres activités traditionnelles étaient pratiquées comme les vignes et les fruits.

L’EGLISE SAINT-NICOLAS

Armand Jean Philippe de MAISTRE pose la première pierre de l’église le 7 juin 1769. Elle est enduite de plâtre (provenant des carrières de gypse), et n’a pas changé d’aspect jusqu’à son bicentenaire en 1969, date à laquelle son enduit a été enlevé et non remplacé.

Eglise de Vaujours en 2010

Eglise de Vaujours en 2010

LE CHATEAU DU VERT GALANT

Le château date du début du XIXe siècle. Il possédait un parc magnifique plus vaste qu’aujourd’hui qui s’étendait vers l’est jusqu’à la rue de la Tournelle (jusqu’au canal de l’Ourcq). Il possédait aussi d’une orangerie d’où une seconde appellation : « château de l’orangerie ».

Petite anecdote : un séquoia, vestige de ce parc, existe encore dans le jardin d’un pavillon situé rue de la Marne.

Le démantèlement vers 1920, du parc du château du Vert Galant, est à l’origine du lotissement du Vert Galant. Les parties non boisées sont loties en premier lieu. Le château a été démoli en 1924.

Petite anecdote : « ce château appartenait à Monsieur SOHIER, industriel à la plainte-Saint-Denis, et maire de Vaujours, de 1920 à 1935 ».

L’ECOLE D’HORTICULTURE FENELON

Pour accueillir des enfants pauvres et abandonnés de la région parisienne, L’Abbé DUBEAU, curé de la paroisse, fonde l’école en 1840. Il prend possession des lieux (le château et le parc). Par la suite, le domaine a été agrandi de 6 hectares et une « section horticole » a été créée. L’école nécessite l’installation de nouveaux équipements comme la construction d’une éolienne en 1894 pour alimenter le réservoir d’eau, aujourd’hui disparu.

LA POUDRERIE IMPERIALE DE SEVRAN

Petite anecdote : « la sirène de cette entreprise ou étaient employés de nombreux valjociens, ponctuait la vie de Vaujours et de ses environs ».

La poudrerie fut construite à la suite d’un décret du 27 décembre 1865. La guerre de 1870 interrompt son installation. Mais la seconde guerre mondiale donne un nouvel élan à la poudrerie.

En avril 1940, les ouvriers produisent huit tonnes de poudre de guerre par jour et huit tonnes supplémentaires appelées « perles ». Celles-ci sont utilisées pour les mitrailleuses. En mai 1940, la production atteint sa limite de 500 tonnes par jour de productivité.

Néanmoins, dans le cadre du traité de Rome, le gouvernement français prend la décision de procéder à la réforme du Monopole des Poudres. L’appareil de production des poudres est alors restauré. En 1973, le transfert de la Poudrerie a lieu au « Centre d’Etudes et de Recherches des Charbonnages » à Verneuil-en-Halatte. Cet établissement cesse son activité en 1971.